- Cyanotype -
Format 20 x 20 cm

Auteur : Sylvain B

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Laboratoire début 1900

- J'ai fais un rêve, en voici les images ! -

Dans la vie, il est bon d'avoir une vraie passion pour telle ou telle chose. C'est ce profond intêret personnel qui nous montre à quel point la vie peut être belle, à quel point nous disposons d'une immense liberté que les soucis du quotidien ne sauraient enchaîner. Mais parfois, une passion devient tellement présente à l'esprit, qu'elle est capable de prendre même le pas sur notre sommeil, sur nos rêves nocturnes ! Ainsi, je fût, durant quelques minutes de sommeil paradoxal, transporté dans le temps, vers le passé, à une époque où la Photographie n'était qu'argentique... J'ai pu en ramener quelques images que je vais partager avec vous. Cette nuit là, j'ai découvert une méthode photographique par le materiel et les produits, très différente de celles que l'on connait aujourd'hui. Et celà, dans un ressenti oniriquement poétique...


Voici la première image qui s'est présentée à moi...
Un établi de bois gris, rongé par le temps où quelques objets ici posés, étaient faiblement éclairés par la lueur d'une chandelle, renforcée par un leger rayon de soleil provenant d'une toute petite fenêtre dans un coin de la pièce. Un mur de briques rouges, une épaisse couche de poussière sur le sol me donnaient la sensation de me trouver dans un grenier, ou alors une de ces très anciennes chambres vétustes, sous les toits, louées à de pauvres gens du début 20ème. Pas très réjouissant à première vue, mais je ressentais une certaine tranquilité intérieure.
La lumière était douce et j'entendais à travers la faible parois du plafond, le chants de quelques oiseaux et le bruit de sabots d'un cheval, battants le pavé à l'éxterieur.
Mon regard se pencha alors sur de petites fioles de verre brunâtre posées juste derrière trois paquets enveloppés de papiers colorés. En m'approchant davantage, les inscriptions se furent plus précises et je pu y déchiffrer en grosses lettres : "LUMIERE", puis "Plaques au gélatino-bromure d'argent", puis "CITRATE". J'étais devant des plaques et papiers photographiques fabriquées par les usines Lumière, les plus anciennes en france qui fabriquaient des consommables photographiques. Les fioles en verre renfermaient quant à elles, de petites quantité de produits chimiques utiles à l'élaboration des bains photographiques.
Après avoir liberé de la place sur le vieil établi de bois, une petite chambre photographique de cuir et de métal apparut face à moi, ainsi que quelques chassis très minces en métal noir également. Les rêves sont souvent étranges, ils nous mettent dans des conditions intelectuelles tout à fait étrangères au temps, à l'espace et à nos connaissances du présent. Dans ce rêve, je ne connaissais que les chambres en bois lourdes et encombrantes... Ici je découvrais un materiel tout à fait nouveau, très moderne pour moi, conçu dans des matériaux solides...
"Les anglais appellent ces petites chambres pliantes, Foldings" C'était nouveau... Je ressentais une certaine excitation face à ce bijoux de la technologie moderne. Tous les organes necessaires à faire une photo techniquement parfaite étaient réunis dans cet appareil d'une taille très réduite. Les rêves étant souvent incohérents, ce Foldings datant des environs 1910 ne coincidaient pas avec la boite de plaques photographiques "à étiquette bleue" commercialisées par la maison Lumière. Ces plaques étaient les premières disponibles dans le commerce en France à partir de 1887.
Entre la chandelle et les fioles de verre, se trouvait une lanterne de laboratoire. Je l'avais facilement reconnu par le rouge profond de la vitre avant. A l'intérieur, point d'ampoule électrique, mais une toute petite bougie... Au sommet de la lanterne se trouve la cheminée destinée à évacuer la fumée et à alimenter l'intérieur de la lanterne en oxygène afin que la flamme ne s'étouffe pas. J'allumai la bougie. Cette lueur rougâtre, dans le noir, est censée ne pas voiler les plaques photographiques.
J'étais donc bien en présence des toutes premières plaques sèches françaises fabriquées à Lyon par Lumière. Du gélatino-bromure d'argent ordinaire, d'une sensibilité de 4 iso pouvant atteindre le 60ème de seconde en plein soleil avec un objectif lumineux. Une prouesse lorsqu'on sait que les plaques précèdentes demandaient des temps de pose de plusieurs secondes ! Ces plaques étant ordinaires, seulement sensible au bleu et U.V., la lumière rouge de la lanterne ne risquait pas de les impressionner.
Je chargai donc chacun des chassis d'une plaque sensible. J'étais emerveillé de tenir dans mes mains ces plaques claires et brillantes que je savaient fragiles à la lumière, vierges de toute impression lumineuse, prêtes à enregistrer pour l'éternité un moment de ma vie, celui que je choisirais... Je rabattai la fine lame de metal noir du chassis, protégeant la plaque de la lumière pour le transport à l'éxterieur.
Je me retrouvai instantannément en pleine campagne, dans un silence absolu... C'était étrange, même la chaleur du soleil était là imperceptible.

Je n'entendais rien, je me trouvais le long d'un petit cours d'eau bordé de roseaux dessechés. Là encore, aucun bruit d'eau qui coule. A quelques mètres, un grand arbre sans feuille se dresse vers le ciel, les branches semblaient tomber vers la rivière.

Je ressentais une certaine fatigue, comme si j'avais marché de longues heures.

Devant cet arbre, je déployai mon trépied et y vissai ma petite chambre de métal.

Tout était immense autour de moi. Le paysage était figé, comme une peinture.
Sous un voile noir, je cadrai ma scène sur le verre dépoli de la petite chambre. C'est à cet endroit même que la plaque plus tard, captera ce que je voyais à ce moment. L'image était inversée en tout sens, c'est un principe optique naturel.

Difficile de cadrer ainsi, mais c'est une question d'habitude... Le verre dépoli étant très fin, la lumière, très forte venait former une tache brillante au centre de l'image.
Je fis la mise au point.
Lorsque la composition m'est apparue convenable, je retirai le verre dépoli de la chambre et y glissai à la place un fin chassis qui contenait une plaque sensible. Je n'avais pas oublié de refermer l'obturateur et je dégageai le volet du chassis afin de liberer la plaque. Le temps de pose m'était indiqué par un petit tableau, j'y lis : "Paysage ensoleillé, vaste verdure : 1/25ème F5.6". Après avoir appliqué ces règlages, je donnai la pose par le déclencheur souple. "CLIC" ! je fus surpris de la vitesse à laquelle s'est effectuée la prise de vue. J'avais du mal à croire que l'image aie eu le temps de s'enregistrer sur la plaque tant le temps de pose fut bref. C'est d'une rapidité inouïe ! Il y'a de cela encore quelques jours, je devais donner pour la même scène, un temps de pose de quatre secondes !
Je me retrouvai à présent sur la place d'un village, que je connais... Les rêves étant également fait de ce que nous côtoyons dans notre vie. Seulement, cette place était ici différente. la route dérrière moi était pavée, la fontaine était comme si elle venait d'être installée. Pas de doute, j'étais bien dans le passé... L'église étant un édifice plutôt imposant, je décidai de le photographier. Pour cette scène, le petit tableau indiquait : "Monument clair en plein jour : 1/50ème à F5.6". J'appliquai ces règlages. En un clic encore, la photo fut prise. C'est étrange mais cette rapidité me laissait un sentiment de frustration.
J'avais l'impression d'aller trop vite, de manquer quelque chose, de ne pas vivre profondément la prise de vue comme je la vivais avec ma lourde chambre en bois, en obturant au bouchon durant plusieurs secondes... Ce clic était trop bref... Avec mes temps de poses longs, je prenais le temps de vivre dans ma prise de vue, pendant que la lumière agissait sur la plaque... J'enregistrais un vrai moment de la vie. Ici, je n'avais plus qu'un instant, plus court qu'un battement de paupière... Le progrès est une chose formidable, mais j'avais le coeur serré car il prenait le pas sur le temps.
Retour dans ce laboratoire des temps disparus.

L'éxcitation reprit vite possession de moi lorsque j'imaginais donner enfin matière à ces moments de vie immortalisés dans ma mémoire. J'allais pouvoir reprendre mon rôle de magicien, faire renaître un moment passé sur du papier.

Il était temps de préparer les bains qui allaient servir à faire apparaitre l'image enregistrée sur les plaques. La méthode était la même qu'aujourd'hui : Révelation et fixage.
Ici, point de balance éléctronique. Une simple cuillère doseuse taillée dans un morceau de buis me donnait les quantités à mélanger à l'eau.

Métol, diamidophénol, etc. Je me prenais pour un petit chimiste, pressé de voir les résultats de ses éxperiences.

Le bain est incolore, inodore et pourtant il va redonner matière à une pensée.
Comme aujourd'hui, la première cuvette était destinée à faire apparaitre l'image, la deuxième était seulement remplie d'eau, destinée à rincer la plaque des produits révélateurs, et la troisième allait fixer mon cliché, le rendre stable et inchangeant à la lumière.

La température des bains m'importait peu, car je savais que j'allais observer la venue de l'image est en maîtriser ainsi le résultat.
La petite fenêtre une fois obturée et la lanterne allumée, je m'empressai d'éxtraire la première plaque d'un chassis. A l'aide d'une baguette de bois, je plongeai rapidement la plaque sensible dans le bain révélateur.
Rapidement, les grandes lumières du négatif noircirent la plaque. Ceci prit 30 secondes. Il était dit dans l'instruction de développement des plaques, que pour determiner le temps de révélation, il fallait multiplier par dix le temps qu'ont mit les hautes lumières à apparaitre. Cinq minutes m'étaient alors necessaires à l'obtention d'un négatif suffisement dense. De temps à autres, j'agitais la cuvette afin de renouveler le liquide révélateur à la surface du cliché.
Après ces cinq minutes, je rincai le cliché dans la cuvette au centre puis la plongeai dans le fixateur. En même temps, je pris soin d'immerger la seconde plaque dans le bain révélateur.

Cette fois, en vingt secondes à peine, les hautes lumières apparurent. Trois minutes et vingts secondes m'étaient alors necessaires au développement du cliché.
Lorsque les parties blanches de la plaque ont été dissoutes dans le fixateur, je les transportai une à une dans un bac de porcelaine rempli d'eau, spécialement conçu pour recevoir douze clichés à laver. l'émulsion couchée sur le verre est extrêmement fragile lorsqu'elle est gorgée d'eau. En effet, l'émulsion est constituée de gélatine, comme celle que l'on peut trouver dans le commerce. j'ai donc pris garde à ne pas froter les bords de la plaque contre les rampes de porcelaine qui séparaient chaque cliché.
Mes plaques étant toutes dans la cuve de lavage, je pu donc rallumer la chandelle.
Pas moins de dix renouvellements d'eau ont été necessaires à l'élimination des sels d'argent dissous.
Si le lavage fut trop bref, les plaques ce seraient couvertes d'un voile jaune orangé avec le temps... Il est évident que l'eau se devait d'être la plus fraiche possible afin d'éviter la fusion de la gélatine de l'émulsion.
Les plaques bien lavées sont retirées une à une de l'eau de lavage.
Apres en avoir aprecié les détails et la densité par transparence, je les ai placé sur un petit séchoir porte-plaque en bois. Les gouttes d'eau glissent le long de la plaque jusqu'au coin inférieur d'où finalement elles tombaient sur un linge absorbant. Il ne me restait plus qu'à attendre le séchage complet des clichés...
Comme le temps est à l'état aléatoire dans les rêves, mes plaques furent sèchent en un instant...
J'avais pris soin de nettoyer mes cuvettes et de débarasser l'établi de tout produit chimique résiduel qui aurait pu tacher mes papiers sensibles.

J'allais donc passer au tirage proprement dit de mes photographies.
Pour cela, la maison Lumière m'avait fait parvenir du papier au citrate d'argent. Ce papier était une merveille car il ne necessitait aucun développement en chambre noire. Ainsi, toutes les manipulations allaient pouvoir se faire à la lumière ambiante tout de même assez faible. Le papier au citrate d'argent était un papier à noircissement direct, parfaitement adapté au tirage par contact.

Voila comment j'ai procedé :
Pour effectuer le premier tirage, je trouvai à ma gauche un chassis-presse. C'est un outils que les photographes utilisaient depuis très longtemps déjà... Il se présentait comme un cadre dont l'avant était garni d'une vitre de verre, et l'arrière, d'un panneau de bois divisé en deux volets. Afin de maintenir ce petit panneau bien pressé contre la vitre avant, deux bras venaient se caler au travers du cadre, prenants appui sur une petite lame-ressort de métal fixé dans les deux volets. J'ouvrai donc les deux bras-verrous afin de retirer les volets. Sur la vitre, je plaçai le cliché coté émulsion vers l'intérieur, vers moi.
Sur le cliché, je plaçai à présent une feuille de papier citrate coté émulsion vers le cliché. Ainsi, les deux émulsions sont l'une face à l'autre
Sur ce sandwish "cliché/papier", il ne me restait plus qu'à poser le panneau scindé en deux volets,
et à verrouiller le chassis à l'aide des deux bras. Ainsi, les volets venaient presser fermement le papier citrate contre le cliché négatif.
Mon chassis était prêt pour l'exposition. Pour cela, je me plaçai près de la petite fenêtre, afin que le chassis reçoive un maximum de lumière du jour pour activer le noircissement du papier citrate.
Le principe était extremement simple :

Toutes les parties transparentes du cliché négatif laissaient passer les rayons de lumière qui noircissaient le papier, à l'inverse des parties opaques du négatif qui retenaient les rayons de lumière et empêchaient ainsi l'action de la lumière sur le papier. Le positif était donc en train de naître sous mes yeux.
Ce papier étant tout nouveau pour moi, je décidai de contrôler la venue de l'image. Pour cela, le chassis-presse est un outils formidable.

Je revins sur mon établi, à une lumière plus faible. je déverouillai un bras du chassis afin de liberer le volet inférieur tandis que le volet supérieur était toujours maintenu et maintenait lui-même fermement la partie supérieure du papier contre le cliché négatif afin d'éviter un possible décalage.
Je dégageai donc une partie du papier vers moi. Je pu constater tout de suite que l'image positive commencait à apparaitre, mais que les noirs n'étaient vraiment pas assez denses. Cette petite partie de photographie naissante était réèllement magique pour moi. Jamais je n'avais été aussi heureux d'être en vie et d'avoir des yeux pour observer cette merveilleuse alchimie qui s'operait entre mes mains. Cette Lumière impalpable était capable de se matérialiser, de prendre vie sur du papier, de faire apparaitre une émotion ressentie un certain temps auparavant et qui n'était plus qu'un vague souvenir.
Après avoir rééxposé le chassis pendant près de cinq minutes à la fenêtre, je pu enfin dégager entièrement le papier.

Ca y'est... je tenais entre mes mains le fruit de mes émotions, de mes manipulations... Je tenais ma photographie, mon morceau de vie, quelque chose de très personnel qui avait une vraie signification pour moi. L'image était superbe, d'une teinte brun/violacé des plus agréable, d'une finesse époustouflante, d'un modelé surprenant. Je l'aurais regardé pendant des heures. Mais la lumière continuait son travail de noircissement du papier si je ne fixais pas l'image au plus vite !
Le papier citrate avait la capacité de noircir à la lumière sans aucun ajout de produit ultérieur car il contenait un éxcés de nitrate d'argent à sa fabrication qui entrainait donc un développement physique de l'image en temps réèl sous l'action de la lumière. Avant de passer au fixage et/ou au virage, il fallait éliminer l'éxcès de nitrate d'argent qui pouvait sinon, entrainer un noircissement parasite de l'image la rendant illisible. La feuille de papier citrate ici exposée fut donc immergée dans de l'eau fréquement renouvelée. A gauche la teinte de l'image à la sortie du chassis. A droite, la teinte de l'image après lavage à l'eau abondante, a viré vers le rouge. Le problème majeur du papier citrate était de faire perdre pas mal de densité à l'image finale pendant le fixage... c'est pourquoi il était coutume de proceder à un virage à l'Or des épreuves afin de leur donner une teinte plus prononcée pouvant aller jusqu'au gris/noir. De plus il était capital de "pousser" un peu plus la venue de l'image à l'exposition afin de compenser cette perte inévitable de densité. J'avais donc fais l'éxperience d'effectuer deux tirages de la même photographie. L'un non viré, et l'autre, viré à l'Or :
La première épreuve fut directement immergée dans le fixateur apres le lavage très soigné. L'image a très vite commencé à se délaver, a perdre de son intensité... elle est passée du rouge vif à l'orangé foncé.
En fin de fixage, l'image a totalement viré au jaune foncé. Elle a perdu beaucoup de densité. Nous verrons plus loin qu'au séchage, l'image va reprendre de la vigueur, mais dans une teinte toujours très chaude.
La deuxième épreuve fut quant à elle, plongée dans un bain de virage au chlorure d'Or avant le fixage. En quelques minutes, la teinte est passée du rouge vif a l'orangé/brun que le fixage à fait lui-même virer dans une teinte plus froide.
A gauche, l'épreuve non-virée a retrouvé un peu de densité au séchage, mais présente une dominante très chaude. A droite, la photographie virée à l'Or présente une teinte plus froide, plus proche du noir.
Pour la deuxième photographie, le travail fut le même. je placai le cliché négatif dans le chassis, une feuille de papier citrate émulsion contre émulsion, le tout bien pressé et exposé au rayons du soleil pendant trois minutes.
A la moitié de l'exposition je decidai une nouvelle fois d'éffectuer un contrôle de la montée de l'image. je déverouillai le chassis,
et en escamotant le volet supérieur, je pu apprecier le degré d'exposition du papier. Ici, deux ou trois minutes étaient encore necessaires pour une bonne exposition, legerement poussée car j'avais toujours à l'esprit que le fixage allait supprimer de la densité.
Apres les six minutes d'éxposition au chassis-presse, le tirage me semblait assez poussé. La teinte de ce papier était réèllement agréable.
J'éffectuai les mêmes opérations que pour la première photographie. Un tirage non viré à gauche, et l'autre viré au chlorure d'Or à droite. Le tirage non viré à perdu énormement au fixage et la teinte jaune était peu flateuse.
Après séchage, les épreuves ont gagné de la densité, comme pour l'église, mais les teintes sont réèllement différentes...
Mon rêve prit fin sur cette image... J'ai retenu de ce voyage dans le passé, une forte sensation d'échange avec la matière... Plus que jamais, la Photographie fut un lien entre mon esprit et mon corps, le temps n'était plus une contrainte, mais le support de la lumière et de ma vie...



* Plaques et papiers ont été refabriqués pour l'occasion selon les produits et procedés de l'époque concernée. le materiel ainsi que les consommables (plaques, papiers et chimies Lumière) d'illustration preservés de l'ouverture sont conservés au Musée du Cinéma et de la Photographie de Saint-Nicolas-de-Port (54).


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